Illustration Lâcher ses attentes
Expérience M

M1 – Le bilan

Voilà déjà venu le moment de faire le bilan du premier mois de cette expérience M pour lequel j’avais choisi pour thématique « Lâcher ses attentes ». Un bilan que ma petite voix perfectionniste juge en demi-teinte puisque je n’ai pas réalisé tout ce que j’avais prévu (il y a encore des choses à lâcher…) mais en même temps, je me dis que je n’ai quand même pas chômé.

Les points positifs

  • Le premier et ce n’est pas rien, c’est que je me suis tenue à mon objectif initial de 30 minutes de méditation par jour. Et ça c’est déjà chouette. Je me suis rendue compte qu’en ce moment, je n’arrive pas à me lever plus tôt pour méditer (et pourtant je ne me lève pas très tôt grâce au télétravail). Curieusement, j’ai pris l’habitude de méditer vers 18h au moment du début du couvre-feu. C’est le moment auquel il faut de toute façon être rentré chez soi et cela me fait la transition avec la soirée. J’ai quand même médité le matin parfois et je me suis rendue compte que mon esprit était plus agité au réveil. Je pense déjà à ce que je dois faire pour le travail, comment organiser la journée, aux choses qui me stressent… Alors qu’à 18h, j’ai l’impression que ma journée est accomplie, que c’est le temps du repos et des activités détentes (et oui, je n’ai pas d’enfants) donc c’est plus facile pour moi de me poser. Après les deux sont intéressants puisque le but de la méditation n’est pas d’être calme mais d’observer ce qui se passe à un moment T, même si c’est un moment d’agitation de l’esprit.

  • Le deuxième, j’ai lancé ce blog. Et oui, cela m’a demandé pas mal de temps de paramétrage, de réglages… J’avais choisi un premier thème mais le résultat ne me convenait pas alors 15 jours après j’ai tout refait. Cela ne ressemble pas encore à ce que j’avais imaginé mais cela me plaît mieux. J’ai fait 15000 essais (non en vrai une vingtaine mais c’était déjà assez ^^) pour le bandeau, rechangé les images, les couleurs… Mais voilà le blog est opérationnel même si j’ai encore des choses à ajouter. J’ai aussi créé un compte Instagram (@lexperiencem) car je me dis que c’est parfois plus facile pour y créer de l’interaction. J’y partagerai des contenus complémentaires.

  • D’un point de vue créatif, j’ai fait mon tableau visuel en lien avec ma thématique du mois (en bandeau) mais je n’ai pas fait ma page de citations

Les points négatifs

  • Je n’ai pas beaucoup avancé dans mes lectures. J’avais commencé « Après l’extase, la lessive » de Jack Kornfield avant le début du mois ainsi que « L’Art d’échouer » d’Elisabeth Day mais je n’en suis qu’à la moitié de chacun d’entre eux. C’est vrai que dans le cadre de cette expérience, j’ai envie de prendre quelques notes pour en retirer une synthèse ce qui ralentit la lecture mais j’y ai aussi consacré moins de temps que prévu (et je lis aussi d’autres livres plus détente à côté) . Je n’ai même pas réouvert « L’apprentissage de l’imperfection » de Tal Ben Shahar que j’avais lu il y a quelques années et qui me semblait intéressant pour la thématique.

  • Au fil du mois, j’ai ralenti puis un peu abandonné mes collages intuitifs du matin. Pourtant, c’était une activité que j’aimais bien mais parfois j’ai eu envie de faire un court exercice de yoga, parfois j’ai médité et souvent j’ai traîné sous la couette! J’avais peut être aussi l’impression qu’en le faisant tous les jours, je n’avais pas le temps de bien assimiler à chaque fois les messages. J’ai d’ailleurs gardé longtemps le dernier sur mon bureau car je trouvais qu’il correspondait bien à la thématique du mois.
Collage intuitif - la pratique est une série de répétitions imparfaites

Les enseignements

Ne pas chercher le succès à tout prix

En travaillant sur mon visuel du mois, j’ai essayé d’identifier quelques unes des attentes que j’avais. Je crois que le principal danger pour moi, c’est de vouloir que cette expérience M soit un succès. Je dois garder en tête, que le fait de la tenir, sera en soi une réussite que cela débouche sur un mieux-être ou non. Il est même possible que ce soit encore moins confortable dans un an que maintenant.

Accepter les moments inconfortables comme des occasions de progresser

Même si je ne l’ai pas encore terminé, c’est d’ailleurs un peu le propos du livre de Jack Kornfield puisqu’il explique que souvent après l’enthousiasme des débuts et de premiers résultats encourageants, il y a ensuite un moment où il faut aussi s’asseoir avec ses ombres, ses colères enfouies, ses déceptions et les accueillir sur le coussin. Ce travail est d’ailleurs nécessaire pour ensuite pouvoir avancer sur le chemin spirituel (mais je pense que l’on pourrait aussi dire sur le chemin de la sagesse). Mais cette « lessive » peut prendre du temps.

« Comme le dragon avant d’être libres d’aimer, nous devons toucher nos propres écailles et mettre un terme à nos voix sentencieuses. Nous allons trouver des couches de couleur et de haine causées par la trahison et la perte, nous allons découvrir des milliers d’aversions et de résistances aux modes d’être des choses. La prise de conscience méditative commence à démêler le tissu des pensées qui jugent. Nous découvrons un commentaire critique qui continuellement nous évalue, ainsi que les autres autour de nous, et nous maintient en lutte avec la vie telle qu’elle est ».

Jack Kornfield, « Après l’extase, la lessive »

Ce que j’en retiens, c’est que cette étape est normale et qu’elle ne doit pas effrayer. Peut-être un jour, aurais-je l’impression que mes méditations seront de plus en plus pénibles, de tourner en rond, d’être assaillie de toutes sortes d’émotions difficiles, et ce jour là j’espère ne pas abandonner en me rappelant ces enseignements.

Ne pas fuir l’échec

Échouer, cela veut aussi dire qu’on a osé tenter. Et c’est parfois en échouant encore et encore que l’on finit par trouver sa voie. Dans l’Art d’échouer, Elizabeth Day raconte comment ses propres échecs l’ont amenée à créer un podcast où elles interrogent des personnes qui ont aujourd’hui réussi, sur leurs échecs. Histoire de montrer que même ceux qui semblent privilégiés ont aussi eu des ratés. Dans un monde où chacun doit « réussir sa vie », où la tentation est grande d’afficher une vie rêvée sur les réseaux sociaux, où les erreurs peuvent être aussi vite relayées et commentées, elle nous invite à ne pas craindre l’échec « comme une calamité dont il est impossible de se remettre mais plutôt de muscler notre capacité de résilience en partageant nos expériences ».

Alors osons aussi parler de ce que nous ne réussissons pas, de nos doutes, de nos petits travers car c’est aussi ce qui fait notre humanité. Personnellement, je sais que je dois encore travailler et avancer sur le sujet car j’ai tendance à ruminer les échecs et à les voir comme des preuves que je n’ai pas fait assez ou que je ne suis pas assez, plutôt que comme des étapes parfois nécessaires.

En conclusion

Pour conclure, je dirais que sur le coussin de méditation, c’est un exercice de tous les jours de lâcher ses attentes, de se rappeler d’être attentif à ce qui est, sans s’agripper ce qui nous plaît ou rejeter ce qui nous déplaît. De rester simplement curieux et attentif à ce qui est. Sans se prendre trop au sérieux.

Pour m’en rappeler, j’ai mis en évidence cette phrase découpée dans un magazine « Fais de ton mieux et n’oublie pas d’être heureux ».

Je vous retrouve dans quelques jours pour vous dévoiler mon nouveau thème de travail pour mars…(tout en essayant de finir mes lectures de février)

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