Fleurs de cerisiers - printemps
Expérience M

M2 -Le bilan

Me voilà déjà bien en retard pour le bilan du mois de mars que j’avais placé sous le thème de l’Enfant Intérieur. Je dois reconnaître que les débuts de cette expérience M sont un peu poussifs.


Une météo intérieure chamboulée comme les giboulées de mars

A vrai dire, jusqu’à la moitié du mois de mars, cela se passait plutôt bien : rythme régulier de méditation, j’avais bien avancé dans la relecture de « Prendre soin de l’enfant intérieur. Faire la paix avec soi » de Thich Nhat Hanh et plusieurs idées m’étaient venues à l’esprit que je n’avais malheureusement pas pris le temps de noter.

Et puis pour des raisons persos et pro, j’ai un gros coup de mou depuis plusieurs semaines : une fatigue permanente qui me donne l’impression d’avoir toujours l’esprit engourdi, beaucoup d’émotions de tristesse, de découragement.. Du coup, je n’avais plus tellement envie d’écrire ni de créer, même la lecture me semble fatigante alors que j’adore lire et j’ai fait pas mal d’entorses à la méditation quotidienne (même si je sais bien que c’est quand ça va mal, qu’il faut encore plus lui accorder de la place).

Je vais donc essayer de retrouver les quelques réflexions inspirées par la thématique du mois.

Accueillir son enfant intérieur

Dans son ouvrage, Thich Nhat Hanh explique qu’il faut accueillir cet enfant intérieur et lui laisser une place pour qu’il puisse s’exprimer. Il suggère par exemple, pendant la méditation, d’inspirer et d’expirer avec notre enfant intérieur. Pour lui, il faut réconforter cet enfant qui est toujours au fond de nous en l’entourant d’amour mais aussi en le rassurant, en lui disant qu’on n’est plus un enfant impuissant mais désormais un adulte capable de prendre soin de lui-même.

J’ai donc essayé de prendre un temps à la fin de ma méditation de pleine conscience pour accueillir cet enfant. Je dois avouer que je ne suis pas très à l’aise avec l’exercice. Je n’ai pas eu l’impression que mon enfant intérieur s’exprimait spontanément mais j’avais plutôt l’impression d’être une adulte incapable de rassurer son enfant intérieur car elle se sentait toujours aussi dépassée par ses désirs non accomplis, ses peurs et pensées négatives à propos de ce qu’elle n’a pas réussi à devenir. En revanche, j’ai ressenti à un moment une compassion à la fois pour l’enfant et l’adolescente que j’ai été et l’adulte que je suis aujourd’hui mais cela a été plutôt fugace.

Exercice de journal créatif autour de l'enfant intérieur

J’ai également fait un exercice de Journal Créa-Intuitif autour de ce thème. J’ai choisi l’image d’une petite fille espiègle qui emprunte les affaires de sa maman. Puis, j’ai collé autour des images qui me rappelaient l’enfance mais aussi la maternité et je suis tombée sur cette couverture de livre « Achète-toi même ces putains de fleurs » qui m’a interpellée. Pour finir, j’ai essayé de dialoguer avec cette petite fille malicieuse.

Cet exercice a surtout réveillé beaucoup de colère en moi, colère de ne pas oser plus, colère de me sentir impuissante en tant qu’adulte à être épanouie alors que cette petite fille semble s’amuser et heureuse de déjà jouer les grandes. Je sais que cette colère est en moi. C’est aussi une des raisons de ma baisse de moral, cette impression de passer à côté de ma vie, de ne pas réussir à avancer et de toujours tourner en rond. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu envie de lancer mon expérience M, dans l’espoir que ce travail sur mon esprit me permette d’aller vers plus d’épanouissement.

Le message de conclusion du dialogue était : « Nourris la malicieuse, accueille la déesse, ne crains pas d’être une drôle de zèbre, saute à pieds joints dans la vie : tu es libre ! ». Le plus difficile étant de l’incarner dans la vie quotidienne. 🙂

Être accompagné(e)

Lorsqu’elle a découvert ma thématique du mois, une amie m’avait fait remarqué que ce travail avec l’enfant intérieur pouvait être compliqué à faire seul et que cela pouvait aussi réveiller des émotions fortes et prenantes difficiles à gérer en solo. Je pense qu’elle a raison. C’est aussi mon sentiment après relu ce livre et avoir pratiqué quelques uns des exercices.

Ce n’est pas facile d’accueillir ce qui est sans se laisser emporter par des croyances limitantes, des histoires qu’on se raconte à soi-même à partir de nos souvenirs forcément subjectifs. Cela peut aussi faire ressurgir des situations vraiment douloureuses pour certaines personnes qui les avaient oubliées par protection. On peut se retrouver rapidement avec des émotions, des pensées dont on ne sait pas trop quoi faire… Et sans une personne bienveillante pour nous accompagner, cela peut finalement faire plus de mal que de bien.

Ce mois un peu difficile m’a fait comprendre que moi aussi, j’avais besoin d’être un peu guidée, pour cette expérience M. Alors je me suis inscrite à un cycle autour de la méditation de la compassion et de l’auto-compassion qui débutera au mois de mai car je crois que j’ai beaucoup de chemin à faire de ce côté là.

La leçon que j’ai envie de retenir de ce mois

Finalement, le passage qui a vraiment fait écho en moi concernait plus la souffrance, à ne pas voir comme un mal à rejeter mais plus comme un point de départ pour cultiver la compassion. Alors j’essaie de garder cette idée en tête dans ces moments tristounets :


« Chaque fois que vous offrez un bain de pleine conscience à vos formations internes, les blocs de souffrance en vous s ‘allègent ; alors n’hésitez pas chaque jour, à baigner ainsi votre colère, votre désespoir, votre peur. Si vous maintenez cette pratique au quotidien, durant plusieurs jours voire plusieurs semaines, en laissant émerger vos graines de souffrance et en les aidant ensuite à redescendre, vous offrirez une bien meilleure circulation à votre esprit ».

« Prendre soin de l’enfant intérieur. Faire la paix avec soi » de Thich Nhat Hanh

Pour avril (qui est déjà bien entamé), je n’ai pas eu d’idée particulière de thématique. Je crois que j’ai surtout envie de me reposer.

De renouer aussi avec l’aspect créatif de cette expérience même si pour le moment, je n’ai pas envie de ressortir pinceaux, couleurs et collages. J’ai très envie de m’inscrire à un cursus en ligne autour de la créativité animé par une personne inspirante que je suis sur Instagram car je me dis que ce rendez-vous commun en ligne avec d’autres personnes me motivera plus à y consacrer du temps.

Et vous, avez-vous déjà travaillé avec votre enfant intérieur ? Qu’est ce que cela vous a apporté ?

A suivre !

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