Expérience M

M3 Expérience M – Le bilan

Comme je vous le disais lorsque j’ai publié mon bilan du mois de mars, je traversais une période un peu difficile qui se traduisait par une grande fatigue physique mais aussi mentale. Des situations tendues au boulot qui heurtent mes valeurs, la solitude après une année de restrictions sociales et de divers confinements, l’absence d’escapades ressources ou de vacances… tout cela a fini par me peser très lourdement. En plus de la pression que je me mets à moi-même pour changer de vie sans avoir aucune idée viable pour le faire.

Pour être honnête, j’ai même eu envie de renoncer à cette expérience M. Ou du moins d’arrêter de la partager car je me dis que cela n’a finalement peut-être pas grand intérêt. Et en même temps, je pense que de la partager ici sur ce blog m’aide aussi la formaliser et à en garder une trace pour moi-même.

Se reposer

Je n’avais pas choisi de thématique pour ce mois-ci. Les mots qui me sont venus dans mon journal de bord étaient : lâcher, se reposer, hiberner (même si on était déjà au printemps) puis « retrouver l’élan », « réveiller la créativité ».

J’ai donc passé une bonne partie de ce mois à me reposer même si je ne peux pas dire que j’ai une vie trépidante et fatigante en ce moment. 🙂 Mais j’ai essayé de me coucher plus tôt, de faire des mini-siestes quand j’en ressentais le besoin, de prendre soin de moi et d’accepter que c’était un moment de repli dans ma grotte de marmotte. Je me rends compte à quel point j’ai du mal à le faire sans culpabiliser tellement j’ai l’impression que je devrais au contraire être en train de me bouger, de réaliser quelque chose ou encore de me prouver que je peux réussir quelque chose.

Des méditations distraites

Dans ce contexte difficile la méditation m’a-t-elle aidée ? Car c’est aussi le but de cette expérience M : voir si une pratique régulière de la méditation peut me permettre de rester stable et ancrée même lorsque les circonstances extérieures ne sont pas favorables. Et bien je vais être honnête avec vous, pour le moment pour moi, la réponse est non. Déjà parce que j’ai eu du mal à maintenir une pratique régulière dans ces moments de découragement et d’autre part parce que j’ai eu l’impression de « ne pas être dedans » la plupart du temps.

En méditation, il n’y a pas de « bonne  ou mauvaise session ». Qu’elle soit calme ou agitée, une séance a la même valeur tant qu’on s’entraîne à revenir au moment présent chaque fois que le mental s’emballe. Il n’y a rien à faire juste à être nous dit-on. Mais honnêtement j’ai eu l’impression plusieurs fois de passer totalement à côté de la séance en laissant mon esprit vagabonder et en revenant plutôt mollement au moment présent.

Alors j’ai fait ce que j’aime faire habituellement dans ces moments là : me replonger dans mes magazines, articles et livres de développement personnel. Je suis tombée sur cet article d’Isabelle du blog « Une vie, une planète » qui m’a reboostée. Je suis comme ça, j’ai souvent besoin d’avoir un plan de route pour me remettre en chemin alors j’ai noté les conseils qui me parlaient le plus pour essayer de les appliquer. Ce paragraphe a particulièrement fait écho pour moi :

Notre cerveau est programmé pour éviter l’inconfort immédiat. Or tout, ce que nous voulons réaliser réside dans une partie de notre comportement qui demande discipline et courage sur le long terme. Nous allons devoir faire des choses insécurisantes et inconfortables, et en plus, les faire encore et encore jusqu’à devenir confortables. La discipline c’est choisir entre ce que je veux maintenant et ce que je veux vraiment »

Isabelle, Article “Concrétiser ses rêves” du Blog une vie, Une planète

Alors je me suis rappelée que ce n’était pas pour rien que j’avais choisi de mener cette expérience pendant M et que pour le moment, je devais continuer à répéter encore et encore même si cela ne me semblait pas encore fructueux.

Renouer avec la créativité

Je vous disais le mois dernier que j’hésitais à m’inscrire à un cercle créatif. J’ai finalement sauté le pas et je me suis inscrite au Cercle de printemps animé par Manon de M comme Muses.

Je n’arrivais plus à m’installer pour créer. D’un côté, j’avais envie de m’entraîner pour mener à bien un projet que j’ai en tête mais qui demandera de la patience et de la persévérance vu mon niveau actuel dans les techniques artistiques. Et d’un autre côté, j’avais délaissé mes collages intuitifs me sentant un peu ridicule de passer du temps à coller des petits papiers pour me reconnecter avec moi-même (alors que j’ai déjà l’impression de passer trop de temps avec moi-même en ce moment).

En m’inscrivant à ce cercle, je savais que j’aurais ainsi un rendez-vous régulier toutes les semaines pendant 10 semaines. Le fait de se retrouver en direct, même si c’est sur Zoom, me motive à prendre ce temps pour moi. Manon est très bienveillante, elle sait nous accompagner, c’est agréable de se laisser guider. Du coup, je ne tergiverse pas à me demander si c’est bien utile, je me contente de suivre le processus. J’ai déjà fait deux séances et je suis curieuse de voir où me mènera ce cercle de printemps. D’ailleurs lors de la première séance, Manon nous a invité à nous imaginer comme une graine dans son cocon prête à éclore mais qui avait le droit de profiter encore un peu de son cocon et cela a fortement résonné avec tout ce que j’avais ressenti ce mois d’avril.

Alors je profite encore un peu de mon cocon mais pour le mois de mai, j’ai envie d’un nouvel élan en abordant une nouvelle thématique : la compassion, la douceur et la bienveillance pour soi-même et les autres.

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