chemin de compostelle
Expérience M

M7 – De quoi as tu besoin?

M7 ? Mais où sont passés M5 et M6 ? Je reviens enfin sur ce blog après une longue pause dans mon expérience M.

Une longue interruption

Comme lors de mes précédentes tentatives, j’ai fini par décrocher. J’ai repris le travail à temps plein vers la fin mai avec une charge mentale importante due à l’absence d’un collègue. Je n’étais pas bien dans mes baskets et j’ai fini par sauter une séance de méditation pour me blottir plus longtemps sous la couette, puis deux, puis trois… et le soir, pas envie non plus de m’asseoir mais juste d’oublier, de me divertir en lisant, regardant des séries, en traînant (ma spécialité)… Idem pour le côté créatif, je n’avais pas envie de sortir le matériel, je voyais ça comme une chose de plus à faire dans la to-do liste… L’envie était pourtant là parfois mais j’avais l’impression que cela me demandait un effort, d’être active alors que j’avais plus envie d’être en mode passive…

Bien sûr, tout cela s’est accompagné de son lot de culpabilité, de cette situation de ne jamais être capable de faire les efforts qu’il faut, de ne rien avancer dans ma vie parce que je privilégie toujours le confort immédiat. Je me suis aussi demandé si tout ça était bien pour moi. La méditation, je la pratique par intermittence depuis des années et pourtant je n’arrive pas à l’intégrer pleinement dans une routine. Du coup, je n’ai jamais l’impression d’évoluer, de progresser… Même si cela n’est pas le but en soi, beaucoup continuent car ils sentent que cela leur fait du bien même si ce n’est pas toujours confortable sur le moment. Moi j’ai toujours cette impression d’être sur le quai, de voir passer le train et de ne pas monter dedans. Parfois, je me dis que ce n’est peut-être pas l’approche qu’il me faut en fait.

C’est aussi pour ça que j’avais ajouté le côté créativité dans cette expérience car c’était un peu nouveau pour moi mais je rencontre la même difficulté à m’y investir vraiment. Globalement, je sais que c’est mon envie d’arriver toujours ailleurs, d’avancer qui finalement est sans doute un frein. Mon rapport au temps aussi, cette façon de faire des listes, d’avoir une sorte d’emploi du temps dans la tête et de ne pas les tenir même quand ce n’est pas trop chargé. Bref, je tourne encore et encore autour des mêmes problématiques depuis des années sans réussir à sorte de la roue de mon hamster-ego.

Le bilan de ces derniers mois

Lorsque je vous avais laissé au mois de mai, j’avais décidé de consacrer ce mois à l’amour bienveillant. J’ai tenu le rythme environ jusqu’au 20 du mois en relisant notamment l’ouvrage de Sharaon Salzberg.

J’ai également suivi le cycle sur la compassion organisé par Emergences. J’ai bien aimé le format car c’était en ligne mais nous étions un petit groupe alors nous travaillions aussi dans des mini-salles virtuelles pour échanger plus en profondeur avec un ou deux autres participants. Comme il n’y a avait pas de replay, il fallait y assister en direct ce qui m’a obligée à ne pas repousser. Seul petit bémol, sur les 6 séances, j’en ai malheureusement manqué 2 pour des impératifs de dernière minute. Chaque semaine, Maurizio nous invitait à nous poser des questions sur la façon dont on se traite, ce qui nous encourageait ou au contraire nous blessait. C’est rigolo car j’étais en train de relire mes notes prises pendant ce cycle pour écrire cet article et je tombe sur cette phrase que j’avais écrite en majuscules « NOURRIR LA PATIENCE » : se dire que même si on pense qu’on n’est pas à la hauteur, c’est ok et on recommence ». Peut-on accueillir avec tendresse ses résistances ?

Il a comparé l’autocompassion à une relation d’amour :

  1. au départ, on a envie d’être la meilleure version de soi-même
  2. Ensuite arrive une phase de désillusion où on voit tous ses défauts
  3. Enfin, nous pouvons rencontrer la personne que nous avons été tout ce temps (concept de l’acceptation radicale de Tara Brach)

En prenant le temps de me replonger dans mes notes, je vois qu’il y a déjà plein de choses que j’ai oubliées ! Et surtout pas mises en pratique ! Mais cette expérience m’a donné envie de suivre un autre cycle à la rentrée car je me suis rendue compte que pour moi, avoir un rendez-vous avec un groupe, un enseignant qui guide la réflexion, c’est important et cela m’aide à sortir de mon monologue intérieur. L’avantage avec la crise sanitaire, c’est que plus de cycles sont proposés en ligne car sinon, il n’est pas toujours facile de trouver dans sa ville ce qui nous convient et il n’est pas toujours possible de multiplier les week-ends ou stages en raison de leur coût et de la disponibilité que cela demande.

Autre cycle suivi, le cercle des Muses. J’ai beaucoup aimé l’approche de Manon, sa douceur, sa façon de nous guider chaque semaine vers une nouvelle exploration créative avec juste l’ambition d’être pleinement présents et de laisser émerger ce qui vient quel que soit son esthétique. Par contre, je n’ai pas réussi à suivre le cycle jusqu’au bout. Au début, le cours tombait le mardi soir à l’heure du couvre-feu donc c’était parfait. Et puis, quand il a été levé, j’en ai plus profité pour (re)faire des choses en extérieur et l’horaire m’arrangeait moins. Je me disais que ce n’était pas grave, que je pouvais tout à fait suivre le replay (car comme nous étions un grand groupe, il n’y a pas forcément de différence à être en direct ou non) mais je n’ai pas su me dédier un moment pour cela, je me disais toujours que je ferais le lendemain, puis le week-end, puis la semaine d’après et au final j’ai accumulé un retard de plus en plus grand. Et même si Manon laisse les enregistrements à disposition encore un mois après la fin du cycle, je n’ai jamais pu tout rattraper. Malgré tout, je crois que j’ai bien envie de retenter l’expérience en m’inscrivant à un nouveau cycle à l’automne car ses propositions sont originales.

Et pour la suite ?

Depuis fin mai, je n’ai pratiqué que très sporadiquement. J’aimerais reprendre le fil de cette expérience mais je ne sais pas comment faire pour me rebooster et ne pas me laisser envahir par le stress et l’anxiété qui me poussent à procrastiner. Cela faisait un moment que j’y réfléchissais mais je pense que je vais m’abonner à la version payante de Petit Bambou pour avoir accès à leurs différents programmes. Habituellement, je ne pratique pas de manière guidée mais je me dis que cela pourrait me faire du bien et introduire cette nouveauté qui me redonnerait envie de pratiquer plus régulièrement.

En discutant avec une amie qui explore aussi ses chemins intérieurs, j’ai retenu une phrase d’un stage qu’elle a suivi en communication non violente : de quoi as-tu besoin ? Derrière telle ou telle envie, quel besoin se cache vraiment et a besoin d’être nourri? Et si ce n’est pas possible de cette manière, est ce que tu peux le nourrir autrement ? Je pense que je vais me laisser guider par cette question pour la fin de ce mois.

Côté créatif, j’ai un autre cours à explorer ainsi que le livre sur le cosmos à l’aquarelle acheté il y a des mois et que je n’ai pas encore mis en pratique.

Enfin, je pense qu’il faudra que j’ouvre de nouvelles portes à la rentrée. Je ne sais pas encore lesquelles mais peut-être un accompagnement quel qu’il soit pour m’aider à avancer, à ranimer la petite flamme.

Suite au prochaine épisode!

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